« La prise en charge de la douleur des malades du cancer reste très insuffisante »
Le Figaro
Anne Jouan constate que « même si des traitements efficaces existent, la douleur des patients atteints d’un cancer n’est pas partout prise en charge de la même façon. […]
Selon l’implication de l’équipe médicale, la douleur est plus ou moins bien traitée ».
La journaliste cite notamment le Dr Alain Serrie (hôpital Lariboisière, Paris), qui déclare que « la souffrance devrait être mesurée de façon systématique, comme on le fait pour le pouls et la tension. Le problème, c’est que cette évaluation est chronophage. Tous les médecins ne prennent pas le temps ».
Anne Jouan remarque en outre que « pour certains praticiens, il est plus gratifiant de voir des patients guérir d’un cancer que d’avoir en consultation des malades qui souffrent. A cela s’ajoute le fait que les personnels formés à la lutte contre la douleur ont tous un certain âge et que la relève n’est pas assurée ».
Le Dr Serrie poursuit : « L’ensemble des médecins devrait être formé à la douleur, et pas seulement les cancérologues. Or seules 22 heures sont consacrées à cette question sur 8 ans d’études ».
Le Dr Ivan Krakowski, du Centre de lutte contre le cancer de Nancy, remarque quant à lui que « la souffrance n’est pas qu’un problème scientifique, il faut savoir communiquer avec le malade. Nous sommes formatés pour voir les problèmes biochimiques et pas le côté humain ».
Anne Jouan observe par ailleurs que « si depuis des dizaines d’années l’industrie pharmaceutique essaie de mettre au point de nouveaux analgésiques, seules les méthodes d’administration ont changé ».
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« Le manifeste santé de David Servan-Schreiber »
Le Point, numéro 1953
Le Point publie un dossier sur « les nouveaux secrets de la santé », annonçant sur sa Une « la méthode David Servan-Schreiber ».
Le magazine indique que le médecin « propose une version actualisée de son best-seller » (« Anticancer », éditions Robert-Laffont), en publie des extraits ainsi qu’un entretien avec son auteur
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David Servan-Schreiber déclare notamment qu’« au moins 40% des cancers sont évitables en changeant nos comportements. […]
La plupart des médecins n’ont pas été formés pour prévenir, mais pour guérir avec des molécules chimiques ou un bistouri. Ils gèrent un désastre qui aurait pu être évité. […]
Ils considèrent que tout ce qui ne relève pas du médicament n’est pas véritablement de la science ».
Le Point se penche en outre sur « les vertus oubliées de la vitamine D », notant que « le Dr Servan-Schreiber et 39 scientifiques internationaux lancent un appel pour sensibiliser les médecins à l'importance de la vitamine D dans la prévention de l'ostéoporose, des maladies cardiaques et du cancer ».
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Cancer du poumon : arrêter de fumer à tout prix

Une méta analyse parue dans le BMJ montre que le fait d’arrêter de fumer après un diagnostic de cancer du poumon à un stade précoce à petites cellules ou non, améliore considérablement l’espérance de vie des patients. Ce bénéfice est bien lié à la moindre progression du cancer et non pas uniquement au bénéfice cardio-respiratoire du sevrage.
Afin de savoir si le sevrage tabagique améliore ou pas le pronostic de patients ayant développé un cancer du poumon, une équipe anglaise a effectué une revue systématique des études parues sur le sujet. Ils ont sélectionné des études contrôlées randomisées ou des études observationnelles qui permettaient de mesurer l’impact du sevrage sur le devenir des patients après un premier épisode cancéreux, indépendamment de l’agressivité et de l’histologie de la tumeur.
Les résultats montrent que dans 9/10e des études, la plupart des patients étaient diagnostiqués à un stade précoce du cancer. Pour ceux présentant un cancer du poumon non à petites cellules, continuer à fumer triple pratiquement le risque de mortalité toute cause (RR : 2.94) et double presque le risque de rechute (RR : 1.86). Quant aux patients présentant un cancer à petites cellules, cela double presque le taux de mortalité toutes causes (RR : 1.86), fait plus que quadrupler le risque de développer une nouvelle tumeur (RR : 4.31) et augmente significativement le risque de rechute (RR : 1.26)
Finalement, l’analyse statistique de ces études a permis d’évaluer à 33% l’espérance de vie à cinq ans chez les plus de 65 ans atteints d’un cancer précoce non à petites cellules qui continuent à fumer contre 70% pour ceux qui arrêtent de fumer. Quant aux patients atteints d’un cancer à petites cellules, l’espérance de vie à cinq ans est de 29% chez ceux qui continuent à fumer contre 63% chez ceux qui arrêtent.
J'arrête de fumer et... link